Les smartphones s’invitent dans l’univers du cinéma. Pas question ici de « placement produit ». Non, aujourd’hui, les smartphones font « leur » cinéma. Et ont même leurs festivals parmi lesquels le Cinépocket Festival de Bruxelles.

Certains ne jurent plus que par lui, le smartphone. Finis les budgets exorbitants, les plateaux grouillant de techniciens, les canaux de distribution traditionnels difficiles ou impossibles à infiltrer, place à la liberté de diffusion via l’Internet, la mobilité, le partage, l’autonomie. Pour réaliser un film aujourd’hui, une dose de créativité, d’ingéniosité et un smartphone suffisent. Du moins pour du court-métrage.

L’engouement des réalisateurs en herbe est tel que des festivals éclosent un peu partout dans le monde. Parmi les précurseurs, le Cinépocket de Bruxelles qui, depuis 5 ans, organise aussi tout au long de l’année des concours et des workshops (le prochain aura lieu à la Fnac Toison d’Or le 12 novembre, de 14h à 16h).

L’édition 2011 du festival belge a démarré officiellement le 30 octobre avec l’ouverture du 5e appel à films. Vous avez jusqu’au 30 janvier 2012 pour envoyer vos créations et espérer figurer au palmarès. Un jury, composé d’artistes et de personnalités des médias, livrera son verdict le 14 février 2012 lors d’une grande soirée de clôture placée sous le signe de l’amour, à Flagey. Le meilleur film, les meilleur(e)s acteur/actrice, les meilleurs films d’amour, d’humour et polar seront récompensés. Un prix décerné à la meilleure école secondaire et supérieure est aussi prévu. A gagner, des smartphones, bien sûr, mais aussi des prix en espèces et des bons d’achat à valoir chez les partenaires du festival, soutenu, entre autres, par la Fnac.

Si pour l’instant ce genre nouveau reste confidentiel, l’évolution de la technologie pourrait, dans un futur assez proche, permettre à une nouvelle génération de cinéastes de proposer non plus des films de 30 secondes à quelques minutes, mais davantage. Pour cela peut-être faudra-t-il néanmoins que les constructeurs de smartphones cessent la course aux pixels pour voir plus loin et augmenter l’angle d’ouverture des appareils, par exemple, ou encore miser sur un stabilisateur d’images. Certaines marques ont commencé à jouer le jeu, percevant le potentiel du marché. L’une des plus célèbres a d’ailleurs réalisé l’an dernier un 7 minutes mettant en scène Pamela Anderson pour le lancement de l’un de ses modèles.

On dit souvent que pour évoluer, un art doit prendre des chemins de traverse, le 7e aurait-il trouvé sa voie avec le smartphone ? Un long-métrage entièrement filmé avec un smartphone, vous y croyez ?

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