Cela ressemble à des pages d’un livre papier. Ca a le même format, le même fond blanc, la même absence de reflet. Pour ainsi dire la même encre. La couverture, la typo, la mise en pages, la quatrième de couverture, tout y est. Pourtant, ceci n’est pas un livre. Quoique…

Si pour certains le smartphone et la télé sont les cadeaux privilégiés des fêtes de fin d’années, d’autres prétendent que ce sera… la liseuse, autrement dit le livre numérique. En France, selon l’Institut GfK, il devrait s’en vendre approximativement 100.000 en 2011 contre 30.000 en 2010. Aux Etats-Unis, pays pionnier en la matière, 12 % des adultes en possèdent déjà une. Et au cours des trois dernières années, le nombre de livres numériques vendus a augmenté de 1.040 % ! Soit 114 millions de titres en 2010. Pas mal pour un objet qui en est à ses balbutiements et que d’aucuns avaient déjà enterré lorsque les premiers modèles étaient sortis voici quelques années.

C’est que la dématérialisation bouscule nos habitudes de lecture. L’objet livre s’uniformise, fini l’odeur du papier, le plaisir sensuel de le toucher. Place à la froideur du métal, du plastique, du verre, disent certains. Mais peut-être n’ont-ils jamais eu d’e-book entre les mains.

S’ils avaient essayé, ils se seraient rendu compte de l’ingéniosité développée par les fabricants pour assurer l’illusion d’une lecture « traditionnelle ». Oui, vous pouvez corner les pages. Surligner et annoter. Et même placer un marque-page. Mieux, la liseuse joue aussi les dicos, lorsque vous ne comprenez pas un mot. Et si la typo taille 8 vous pose des problèmes même avec vos lunettes, l’e-book vous permet, lui, d’agrandir le caractère à votre meilleur convenance pour un meilleur confort.

La liseuse ne fera pas disparaître le livre papier. Mais l’un et l’autre pourraient cohabiter. En fonction du moment de la journée, du lieu où l’on se trouve, des transports empruntés. Si posséder physiquement certains livres est affaire de cœur, pouvoir emmener avec soit un simple appareil de 185 grammes contenant une bibliothèque entière plutôt que 10 volumes encombrants est tout aussi défendable. Surtout lorsqu’on est un boulimique de lecture.

Vous voulez tester ? La Fnac commercialise depuis quelques jours son Kobo en Belgique, qui prend la relève du Fnac Book.

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